Bilan productif de cette trentième semaine de 2019

Tiens, et si on faisait le point… Elle a donné quoi cette dernière semaine pleine de juillet ?

J’ai persévéré dans mes apprentissages quotidiens de l’espéranto, et plus seulement avec DuoLingo. J’en fais état dans ce premier bilan parce que je considère qu’apprendre une langue enrichit mes connaissances sur la mienne aussi, et donc sur l’écriture, ce que j’ai pu effectivement déjà constater.

Par contre, j’ai décidé de mettre à nouveau en pause l’espagnol et surtout le japonais. On va dire que j’ai simplement mis un orteil à nouveau dans ces chantiers, histoire de ne pas perdre complètement le contact. Il me semble en effet plus pertinent de me lancer à la place dans l’apprentissage d’un langage informatique qui me permettra de concevoir Odàélha, mon Outil Dédié À l’Écriture de Longue HAleine. Je sens quotidiennement que mon flux de travail n’est pas efficient et cela me freine considérablement dans mes élans, au point qu’il me vient régulièrement l’idée de tout plaquer (quand je devrais sans doute à la place simplement me restreindre à un seul type d’écrit, me focaliser sur un seul projet, et sans doute une fiction).

Work, par Transformer 18, sous CC BY

À ce sujet, je suis content de m’être penché à nouveau sur mon projet Te manger vivante. J’ai validé le troisième chapitre, qui l’était à moitié, et le quatrième, qui n’en était qu’au premier jet.
Il s’agit d’une fiction horrifique et dérangeante débutée en 2016, laissée en jachère depuis et sur laquelle je n’ai commencé à revenir qu’en juin dernier. Elle s’articule en courts chapitres filés. J’en ai une dizaine pour le moment. Ce sera sans doute court une fois terminé (même les 40 000 mots d’une novella en édition traditionnelle semblent inaccessibles) mais j’en suis déjà fier. Je constate cela dit en lisant la fiche Wikipédia à l’occasion de l’écriture de cet article que les prix concernant les « romans courts » les font commencer à une quinzaine de milliers de mots… Reste quoi qu’il en soit à aller jusqu’au bout. Au moins ce projet me semble-t-il réalisable.

Puis j’ai donc passé l’essentiel de mon temps à m’informer-former sur Node.js puis Javascript. Je cherche toujours le bon ensemble de langages pour fabriquer mon outil ; et étant donné le temps qu’il me faudra passer à les apprendre, je n’ai pas le droit à l’erreur.
Le problème étant qu’il est difficile de savoir quels sont les atouts et les inconvénients de tel langage ou de tel autre. Peu de comparaisons sont faites, quand bien même leur utilité, ou disons leur domaine d’application, est réellement défini-e. C’est un univers relativement jeune qui reste en mutation et en innovation constante, et il y a débat quant au fait de savoir si ces évolutions vont dans le bon sens, s’il en est un…

They work, par Aude Lising, sous CC BY-NC-ND

Les formations de Udemy, dont j’ai visionné tout un tas de vidéos mises à disposition gratuitement, étaient en forte promotion jusqu’au 26 ou 27 juillet (genre 12€ au lieu de 195€ le cours). Je suis presque passé à la caisse, mais je rechigne à payer pour des contenus qui se trouvent par ailleurs gratuitement avec un peu d’effort et même s’il faut alors les compiler soi-même.

Dans tous les cas, je me suis rendu compte que je ne disposais toujours pas des éléments suffisants pour me décider et me lancer. C’est toujours côté interfaces graphiques que ça coince (il semble que fabriquer ces dernières soit complexe dans tous les cas). Je ne cesse de passer de Python et consorts à Javascript et consorts. Au moins sais-je désormais que ce sera l’une ou l’autre de ces communautés.

La conclusion de cette session de recherches est qu’il me faut mieux formuler mes besoins au préalable, et donc continuer de concevoir mentalement mais surtout sur le papier mon outil. Ce n’est qu’une fois que je saurai parfaitement ce que je veux, que j’aurai une chance de trouver les méthodes de travail ou de conception informatique qui correspondront à mes besoins.

À défaut de prendre le temps de rassembler mes recherches préalables et de les synthétiser, j’ai étendu ma liste au père noël de fonctions dont j’aimerais disposer dans l’outil idéal. Prochaine étape donc, outre l’organisation de ces recherches : faire le tri et hiérarchiser.

Je ne suis pas développeur, mais je sens bien l’avantage de disposer d’une feuille de route, délimitant si possible de manière numérotée des versions de l’outil.

Nested boxes, par Marneejill, sous CC BY-SA

J’ai aussi établi qu’il vaudrait mieux commencer de manière modulaire, avec de petites sections utiles indépendantes. Il m’apparaît que la manipulation des fichiers .json et de leurs champs (automatisation de la création des fichiers, modification des contenus…) ferait un bon point de départ.

Il est devenu clair par ailleurs que je ne pourrai pas me contenter d’un seul langage à tout faire, même si c’est la promesse autour de Javascript. J’ai compris que Node.js (et sans doute a fortiori Electron) sont des extensions du langage incluses dans des programmes à part entière, avec leurs spécificités, le tout n’étant pas toujours interopérable. Il n’y a que la philosophie d’écriture, la syntaxe, qui reste alors familière.

Bref, ce n’est toujours pas pour demain.

J’ai pu durant les premiers jours de la semaine entretenir deux correspondances qui me sont chères. C’était l’un des objectifs liés à mon départ des réseaux sociaux numériques : dialoguer avec moins de personnes peut-être, mais mieux, de façon plus fouillée et qui provoque de vrais retours. Comme je prends un soin infini à m’exprimer correctement et si possible clairement dans ces échanges, je m’autorise à considérer qu’ils participent de ma pratique de l’écriture. La publication n’a pas à être un objectif déterminant, et puis, même si je ne suis pas George Sand, certaines de ces écritures pourraient se révéler intéressantes pour autrui. Je ne sais pas si je prendrai le temps d’en juger.

Stranger things, 9e épisode de la 2e saison

À côté de tout ça, j’ai continué de rédiger mes critiques de fictions cinématographiques. J’ai notamment commencé à visionner la troisième saison de Stranger Things, qui me plaît et me transporte toujours autant. J’ai publié ce dimanche tous mes textes traitant de cette série. Soit 14 sur un total de 81 de ce type publiés à date. Le premier remonte à 2016, il concerne le dernier épisode de la première saison. À cette époque, j’écrivais déjà après chaque visionnage, mais le plus souvent seulement quelques mots, pour garder une trace. Des traces qui ne méritent pas d’être publiées, encore moins sur des pages indépendantes comme je le fais sur cette version de terhemis.fr.

Stranger things, 4e épisode de la 2e saison

La deuxième saison a été diffusée fin 2017, et j’ai de vrais paragraphes pour tous ses épisodes, à savoir 9. Ça fait 10 textes, auxquels il faut donc ajouter les 4 premiers concernant cette troisième saison que je visionne actuellement. La publication est nettement moins laborieuse qu’à travers WordPress, mais reste chronophage. Sans compter que je me suis remis à apporter des captures d’écran pour chaque épisode visionné.

Stranger things, 2e épisode de la 2e saison

Je doute fortement que ces impressions intéressent véritablement autrui, mais je doute encore plus que le temps passé à capturer puis sélectionner puis traiter chaque image (heureusement renommées par lot et insérées désormais automatiquement dans les pages web) me rapporte quoi que ce soit. Cela dit, il m’est agréable de visionner ainsi, de manière plus posée, ces créations visuelles qui ne cessent de m’impressionner.

Stranger things, 5e épisode de la 3e saison

Bref, 371 images ont été ajoutées (mais « seulement » 38 Mo), pour un total à date de 1618 captures (oui, j’exagère un peu… mais bon, ça fait des souvenirs…), sur ce site sur lequel j’avais envisagé de n’en mettre aucune.

Stranger things, 8e épisode de la 1e saison

Il y avait des bandes noires en haut et en bas de celles de la deuxième saison, ce qui m’a poussé à me servir de Darktable pour automatiser la découpe. Je n’utilise que rarement cet outil, alors qu’il m’intéresse, et ce n’est donc pas plus mal d’avoir eu à en passer par là.

Stranger things, 2e épisode de la 2e saison

Et puis, hier, soit samedi, j’ai pris le temps de rédiger un article à propos de l’espéranto. Près de cinq heures de boulot dont une à deux heures de recherches et de lectures pour l’apport de ressources en lien. Ça peut paraître long, mais c’est à ce prix que j’affine ma pensée, que je réfléchis – je n’avais pas de plan d’écriture, je ne savais pas où j’allais, je voulais simplement m’exprimer à ce sujet –, et j’en ai profité comme à chaque fois pour m’approprier de nouveaux savoirs sur le sujet traité, que j’apprécie d’ailleurs de plus en plus. Ajoutez à cela une bonne heure pour la relecture et les petites corrections du lendemain (toujours laisser reposer un texte) et pour recherche et l’insertion d’illustrations avec les mentions qui vont bien.

Voilà. Et comme malgré tout ça j’ai souvent l’impression de stagner, de ne pas avancer, eh bien j’ai renoué avec l’idée de rédiger des bilans, si possible hebdomadaires, qui nous aideraient à y voir plus clair. Je notais tout par le passé, beaucoup trop, puis j’ai arrêté en février dernier me semble-t-il. Je ne disposais donc d’aucune note pour cette semaine. Plutôt que de lister a posteriori, ce que j’ai commencé par faire, j’ai trouvé plus naturel de rédiger ainsi. Ça paraîtra sans doute beaucoup trop long à la plupart des visiteurs, mais pour les autres, ce sera aussi beaucoup plus agréable à consulter.

Hidden smiles, par Stefano Corso, sous CC BY-NC-ND

Ce que je ne veux plus faire quoi qu’il en soit, c’est accumuler des réflexions, des notes de suivi et du texte non littéraires qui ne voient jamais le jour, qui restent dans mes fichiers, et ce alors que je ne les consulte moi-même quasiment jamais a posteriori. Je dois continuer d’essayer de garder le cap tout en faisant apparaître mes recherches, mes errements, et ce à quoi je m’attelle. Une fois de plus, ce blog est là pour ça (tandis que j’écrivais par le passé des « éditoriaux » que je tentais un peu vainement de rendre littéraires, et que je songe d’ailleurs à réimplanter par ici…).

Rédigerai-je les prochains bilans au fil de l’eau ? Tiendrai-je cette fois un rythme clair ? Me contenterai-je de listes ? Saurai-je être plus concis ? C’est ce qu’on découvrira ensemble…

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Photo d’illustration principale : Hard work, repartagé par Homini, sous CC BY

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